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LA PRISE DE TÊTE...
La religion
seule est restée toute neuve la religion
Est restée simple comme les hangars de
Port-Aviation
Zone,
Guillaume Apollinaire, Alcools
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SI ÇA
CONTINUE, IL FAUDRA QUE ÇA CESSE!
la fin des temps dans une
perspective chrétienne
- Le thème de la fin des temps cristallise
les angoisses et les espérances d'une
époque.
- Comment situer la prédication de
l'Église par rapport à l'ambiance
qu'entretiennent les discours authentiquement
apocalyptiques dont les média font leurs choux
gras?
Peut-on utiliser les idées qu'ils
véhiculent sans être dupe et sans induire
ses auditeurs en erreur? Comment interpréter en
écho l'attente chrétienne d'une venue
finale du Christ Jésus?
Quel rapport l'évangile chrétien
entretient-il avec le sentiment manifestement
partagé que
«si ça continue, il faudra que ça
cesse»?
- Le christianisme est né d'une attente
déçue... celle du retour du Maître
dans la plénitude de sa présence. Dans le
travail de deuil que fut l'histoire de la
chrétienté occidentale se dessine la
vocation du christianisme: assumer et accompagner
l'expérience de l'absence de Dieu partout
où elle se manifeste.
- Le néopragmatisme dont Richard Rorty s'est
fait l'apologète est sans doute une des
manifestations les plus virulentes des effets
déconstructeurs de la postmodernité. Il
n'en exprime pas moins une ambiance spirituelle dont on
peut se demander quelles chances elle laisse à une
théologie soucieuse de fidélité
à l'égard de l'Évangile de la
justification gratuite par la foi en Jésus-Christ.
La réponse se situe du coté de l'exigeance
d'ouverture au nom de laquelle le pragmatisme remet en
question les paradigmes antérieurs de la
philosophie.
- Dans le premier volume de sa dogmatique, Der
Evangelische Glaube, Helmut Thielicke situe Paul Tillich
dans la lignée des thélogies
cartésiennes. Il définit celles-ci comme
des théologies qui ont assumé la
revendication d'autonomie du sujet. Tillich
échappe à cette typologie parce que le
problème posé n'est plus chez lui celui de
l'inscription du kérygme dans une perspective
exclusivement anthropologique, mais dans un contexte
onto-anthropologique global. La méthode de
corrélation n'a plus pour but de déterminer
a priori tous les résultats possibles de la
recherche, mais s'impose comme l'expression de la
participation active de l'homme à la relation
qu'il entretient avec l'univers.
- S'engager dans des projets
qui répondent à une analyse lucide de leur
situation et dont les objetcifs et les moyens à
mettre en oeuuvre auront clairement été
définis est sans un bon moyen pour nos
églises d'échapper au sentiment de
déclin dans lequel elles se sont laissées
enfermer. Cependant, l'appel constant à
bâtir des projets qui leur est adressé de
façon récurrente par les instances
synodales véhicule avec lui toute une
idéologie dont les effets pourraient plus
destructeurs encore. Quelques réflexions
élaborées à l'occasion d'une
pastorale régionale consacrée à ce
sujet.
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LA PLACE DU PROTESTANTISME
DANS L'HISTOIRE DE L'ÉGLISE
- L'histoire du christianisme, à la suite de
celle du judaïsme, est celle d'un grand
dérangement des temps et d'un grand estrangement
des hommes à leur terre, à leur culture et
à leur civilisation. Dans cette histoire
commencée de façon obscure dans une zone
géopolitique qui reste encore aujourd'hui la plus
troublée du bassin méditerranéen, on
peut distinguer 5 grandes périodes
charnières, 5 grands tournants des temps où
la structure eschatologique du christianisme a
joué un rôle:
- I. La rupture constantinienne
II. De la relève de l'empire au schisme de
1054
III. Le bouillonnement médiéval
IV. L'Âge des réformes
V. Du siècle des lumières à la
terreur atomique
- La communion, c'est ce qui
nous fait passer de la division qui s'oppose au
témoignage de l'Église à la
diversité qui l'enrichit. Car la communion
ecclésiale n'existe que si elle n'est pas
communion entre soi et pour soi, mais communion
reçue de Dieu en Jésus-Christ pour le
monde. Il n'y aura jamais de communion que dans le
sillage du Christ en marche, que comme témoignage
parmis les hommes et pour les hommes, du passage, c'est
à dire de la Pâque du Seigneur parmis eux.
- Le Synode National de
l'Église Réformée de France, dans le
cadre d'une procédure de
«réception» désormais habituelle,
a demandé aux Synodes Régionaux de donner
leur avis quant à la ratification d'un accord
entre Réformés Français et Anglicans
intitulé «Déclaration de
Reuilly».
Ce texte mérite de recevoir un
accueil
favorable de la
part de l'Église Réformée d'une part
parce qu'il fait pendant aux accords existant entre
l'Église d'Angleterre et l'Église
Catholique Romaine, d'autre part parce qu'il se
réclame enfin d'une conception pluraliste de la
communion chrétienne.
Cependant, l'«Affirmation de Reuilly» qui
accompagne en guise de long préambule la
Déclaration soumise à ratification appelle
au moins deux réserves
importantes:
d'une part elle semble concéder à la
succession épiscopale le privilège de la
visibilité historique de la communion, d'autre
part le poids des affirmations trinitaires dont elle est
émaillée risque de construire
l'unité chrétienne en en excluant les
composantes monophysites et
non-trinitaires.
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AUCUN PROBLÈME! 
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- L'homme,
où est l'homme l'homme
- Floué
roué troué meurtri
- Avec le
mépris pour patrie
- Marqué comme un
bétail et comme
- Un
bétail à la boucherie
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- Où
est l'amour l'amour L'amour
- Séparé
déchiré rompu
- Il a
lutté tant qu'il a pu
- Tant qu'il a
pu combattre pour
- Ecarter ces
mains corrompues
-
Louis
Aragon, Prélude à la Diane
Française
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- L'intransigeance avec laquelle le protestantisme
affirme la justification gratuite par le moyen de la foi
seule lui permet-elle d'articuler une éthique
positive? C'est à partir de cette question qu'est
abordée la lecture du théologien
luthérien allemand Helmut Thielicke.Loin de
sacrifier la Grâce sur l'autel du pragmatisme,
l'éthique théologique de Thielicke semble
au contraire ouvrir une issue au cercle infernal
où conduit le désir de montrer sa foi par
ses oeuvres.
- On fait grand cas des dix commandements dans les
Églises issues de la Réforme, à tel
point qu'ils y occupent en concurrence avec le
commandement d'amour, lui-même issu de l'Ancien
Testament, la place de ce qu'on appelle la Loi.
Quel profit peut-on attendre aujourd'hui encore de leur
observation?
- Comment repérer qu'on se
trouve confronté à un problème
éthique?
Une réponse possible à la
question pourrait-être la suivante: nous sommes
confrontés à une difficulté
éthique chaque fois que nous avons le sentiment
d'être en conflit avec la morale. Mais cette
entrée en conflit de la morale et de
l'éthique n'est-t-elle pas le meilleur service que
la première peut rendre à la
seconde.
- «Jouissez sans entraves !
» Le sida des années 80 est venu faire planer
l'ombre de la mort sur ce slogan jubilatoire et fou des
années 68. La jouissance et la mort: on les
croyait en instance de divorce, mais le vieux couple
s'est vite reformé pour entraîner une fois
de plus l'humanité dans sa danse
macabre.
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Parole,
paroles...

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- Abus de
confiance
- À
marchand de soupe,
marchand de
soupe et demi
- À
Père prodigue, fils impossibles
- Ascension:
l'échappée belle
- Car il
est bon, Lui...
- Ce Dieu qui
nous sépare
- Ce grand
couillon d'Adam
- Ce
royaume, c'est pour quand?!
- De la
nostalgie à l'espérance.
- De
la peur, de la haine et du pardon
- Demain on
rase gratis
- De
Panurge à Jésus
- Dieu
apprend son métier
- Dieu fait
sauter la banque
- Du
baptême de Jésus
- à
la conversion de Dieu
- Écriture
accomplie et Parole tenue
- Encore
un prévaricateur de
pardonné!
- Et si je
t'aime, prends garde à toi!
- Foi
et puissance
- «Gott
mit uns» crucifié
- Invraisemblable
résurrection
- Jusqu'au
bout ou au-delà?
- La
création entre deux eaux
- La
foi de Thomas
- La
fécondité du deuil
- La
meilleure part
- La place
de Dieu dans l'évolution
- L'anxieuse
gestation de l'espérance
- La
recherche du bonheur
- La
résurrection! Pourquoi faire?
- La
vérité est morte!
- Le sel de la
terre
- Les
mailles du filet
- L'histoire
des dix petits lépreux
- Mortel
quant à soi
- Ne fermons
pas la porte
au nez de
notre avenir
- Négociations
au sommet
- Notre
seule cause d'espérer
- Partager...Multiplier
- Reconnaître
le crucifié
- Sainte
souffrance?!
- Sans
te lasser, demande!
- Sous les
crimes du Christianisme,
la paille
de la crêche
- Tenez
bon, Il arrive!
- Tout,
tout de suite!
- Une
grâce bien méritée
- Une
très belle apocalypse
- Un
humiliant pardon
- Un
roi sans divertissement
- Vocations
de Passage
- Y-a-t'il
une vie après la Loi?
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SURTOUT QUE
PERSONNE NE SE FÂCHE!
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- À quoi diable te
vas-tu amuser?
- De quoi diable te
mets-tu en peine?
- C'est que je vois que
sans nécessité tu vas courir risque
de t'attirer une venue de coups de
bâton.
- Hé bien! C'est au
dépens de mon dos et non pas du tien.
- Il est vrai que tu es
maître de tes épaules et tu en
disposeras comme il te plaira.
- Ces sortes de
périls ne m'ont jamais arrêté,
et je hais ces coeurs pusillanimes qui pour trop
prévoir les suites des choses, n'osent rien
entreprendre
Molière, Les fourberies de
Scapin, Acte III, Scène
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- Pour un accueil favorable par l'Eglise
Réformée de France de cette
nouveauté introduite dans l'État Civil de
la République Française.
- "Lorsque le PACS sera
voté et que j'aurai un compagnon,
daigneras-tu bénir mon union dans ton
temple?
"
- Réponse
- Le débat sur les Pacs
semble s'animer... et s'envenimer. Des camps et des
clans se forment. Il y a déjà des morts
sur le terrain. Que faire quand on ne se retrouve ni
d'un coté, ni de l'autre, c'est-à-dire,
par exemple, pour la famille, pour la
fidélité conjugale et pour le
Pacs.
- Bien sûr
qu'il faut en parler. Mais rien dans la discipline de
l'ERF, ni dans les statuts de nos associations
cultuelles n'exclut qui que ce soit en raison de ses
tendances sexuelles. Ça devrait suffire, non?
Quant à agréer des candidats au
ministère pastoral engagés dans une
relation homosexuelle, pourquoi pas, mais à
quelles conditions? Les mêmes que pour tout le
monde.
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